Dans les moments où je plisse les paupières je revois invariablement cette scène où des paumes savantes descendent voluptueusement le long de mes courbes en m'extirpant des frissons incontrôlables. Secrète sans m'en rendre compte, je projette cette vibe qui questionne les hommes que je croise. Gabrielle, 23 ans, ne se confie guère sans raison : il reste à déverrouiller ma intimité. Toutefois le compagnon qui y réussit déballe une femme d'une intensité insoupçonnée. Les meilleures connexions se créent souvent dans les cadres sans fioritures. Un banc devant une fontaine piétonne de Biot, un sandwich comme des ados, des fous rires qui durent des heures, et cette évidence qu'on ne retrouve pas partout de se connaître depuis toujours En général je reste ouverte en deuxième partie de soirée, c'est là où je me sens connectée.